Sigmund Freud
Aaron Beck
Abraham Harold Maslow
Jean Piaget
Matthieu Ricard
Carl Gustav Jung
Donald Woods Winnicott
Gregory Bateson
Ivan Pavlov
Boris Cyrulnik

Psychiatre (source Wikipedia)

Un psychiatre est un médecin spécialisé en santé mentale, exerçant la psychiatrie. Il diagnostique, traite et tente de prévenir la souffrance psychique et les maladies mentales pathologiques. Le médecin psychiatre a une formation médicale polyvalente puis effectue une spécialisation en psychiatrie générale. Comme tout médecin, il doit prendre en charge le patient dans sa globalité et tenir compte de son état de santé général. Pour cela il doit appuyer son évaluation sur des connaissances solides en psychanalyse, psychopathologie, psychologie médicale, neurobiologie et sciences cognitives tout en étant en mesure de connaître la pathologie somatique médicale ou chirurgicale. Le médecin psychiatre coordonne les soins en santé mentale et peut proposer au patient une hospitalisation. Par décret, il est psychothérapeute, technique qu’il peut pratiquer à titre complémentaire ou exclusif. C’est un spécialiste en psychopathologie et en psychopharmacologie. Le médecin psychiatre est un spécialiste de la prescription des médicaments psychotropes et a accès à la prescription d’examens complémentaires (IRM, prise de sang), d’arrêt de travail ou de certificats, contrairement au psychologue, qui n’est pas médecin. D’autres médecins peuvent prescrire des psychotropes, mais n’ont pas forcément de formation spécifique. Tout comme les psychologues cliniciens, les psychiatres peuvent pratiquer la psychothérapie selon diverses méthodes, selon leur formation initiale. 

 

Psychopraticien (source psychologie.com) 

C’est désormais le titre porté par un professionnel suite à une formation en psychothérapie. « Le titre de psychothérapeute a été vidé de son sens… » déplore Serge Ginger, secrétaire général de la Fédération française de psychothérapie et psychanalyse (FF2P). C’est pourquoi tous les syndicats représentatifs de la profession se sont mis d’accord sur le terme de psychopraticien – qui peut éventuellement être assorti du qualificatif « certifié » ou « relationnel ». Il ne s’agit donc pas d’un titre, mais de la dénomination d’une activité professionnelle, comme celle d’ingénieur ou de chef d’entreprise, mais qui a été déposée à l’Institut national de la propriété industrielle (INPI) en 2009. En effet, sous couvert de vouloir réglementer la profession et de protéger les patients, le nouveau titre légal de « psychothérapeute » défini par la loi d’août 2009 et le décret de mai 2010 est maintenant réservé aux psychiatres, ainsi qu’aux médecins qui auront effectué quelques stages, aux psychanalystes et psychologues moyennant des formations complémentaires, aux « anciens » psychothérapeutes qui ont plus de cinq ans d’exercice et devront passer devant une commission… Au final, on aboutit à un méli-mélo de dispositions incompréhensibles. Les connaissances théoriques sont dorénavant privilégiées par rapport à l’expérience personnelle. Aussi, les fédérations ont-elles, de leur côté, clarifié leur position et donnent les conseils suivants pour choisir son thérapeute. Pour obtenir le titre de psychopraticien, le professionnel doit suivre une formation complète à une méthode reconnue : gestalt-thérapie, analyse transactionnelle, hypnose, programmation neurolinguistique, approches psychocorporelles… Il doit suivre une formation en psychologie et en psychopathologie clinique ; avoir une supervision tout au long de sa pratique ; s’engager à se conformer à la charte déontologique de sa profession et être accrédité par une commission nationale de pairs. Lorsqu’une école affiche la mention « formation certifiante », cela signifie qu’une attestation de formation est décernée à la fin d’un cycle de formation. Ces attestations ne sont pas reconnues par l’État, mais dans la plupart des cas par les fédérations d’une même méthode. 

 

Les courants 

Psychanalyse 

Il s’agit d’une exploration, de façon verbale, de la vie psychique, consciente et inconsciente, sur la base de l’analyse des rêves, d’associations libres d’idées ou encore d’exploitation du transfert avec le praticien. 

 

Behaviorisme

Le béhaviorisme ou comportementalisme est une approche psychologique qui consiste à se concentrer sur le comportement observable déterminé par l’environnement et l’histoire des interactions de l’individu avec son milieu. Par exemple, l’apprentissage y est décrit comme une modification du comportement observable, due à la modification de la force avec laquelle une réponse est associée à des stimuli extérieurs (environnement externe) ou à des stimuli intérieurs (environnement interne) sur l’organisme. 

 

Cognitivisme

Pour le cognitivisme, le stockage de la mémoire dans le cerveau se fait d’une manière constructive. Pour la simple petite perception, un travail de stockage et d’interprétation est enclenché. L’information se dirige premièrement dans la mémoire sensorielle, qui se dirige ensuite dans la mémoire à court terme pour ensuite être traduite et classée dans la mémoire à long terme. 

 

TCC Thérapie Comportementale et Cognitive 

Il s’agit de l’association des deux courants, béhavioriste et cognitiviste. 

 

Hypnose

L’hypnose est par définition un état de détente permettant un lâcher prise mental tout en restant totalement conscient. Cet état est très propice à l’imagerie mentale nécessaire pour retrouver notamment les origines des blocages émotionnels pour enfin les dénouer. L’hypnose est donc un moyen que l’on utilisera notamment en thérapie. Si l’on postule que notre cerveau, si utile pour l’organisation de notre vie, la prise de décision rationnelle, etc, ne nous rend pas toujours le bon service. En somme, nous sommes capables de nous déconnecter de notre être profond, de notre moelle en sorte ou bien de ne plus nous écouter. ceci amène à prendre des chemins en désaccord avec nous même. L’hypnose permet de remercier quelques instants notre cerveau rationnel pour accéder directement à notre inconscient. Pourquoi ? Pour nous laisser vivre tel que nous sommes ! François Roustand prenait l’image de nous même accroché à une barre, celle de nos croyances, certitudes, peurs, etc et que l’hypnose nous permettait de lâcher cette barre pour retomber … là où nous devons reprendre pied ! Boris Cyrulnik parlera de résilience et Carl Gustav Jung d’individuation. Alors pourquoi l’hypnose plus que d’autres disciplines ? L’hypnose permet l’impressionnant résultat d’ouvrir de nouveaux axones entre des neurones non encore connectés. Imaginons (c’est un peu plus compliqué en vrai !) qu’un neurone stigmatise un état. Nous pourrions avoir un neurone isolé, non connecté à d’autres et il s’agirait du neurone causant notre problème. Les processus thérapeutiques, quels qu’ils soient, accompagnent le patient vers une appropriation, une acceptation de ses émotions diverses. L’hypnose, en permettant d’associer ce neurone isolé (encore une fois très schématique !) participe pleinement à ce processus cognitif. (Notez que cette explication est très courte et possède de grands raccourcis utiles à l’explication et à la vulgarisation). 

 

Gestalt thérapie

Gestalt vient du verbe allemand « gestalten » signifiant « mettre en forme, donner une structure ». Née dans les années cinquante aux Etats-Unis, elle est arrivée en Europe dans les années 7O. S’inscrivant dans le courant de la psychologie humaniste, existentielle et relationnelle, elle vise à développer l’autonomie, la responsabilité et la créativité. La Gestalt-thérapie ne limite pas l’humain à une vision individualiste, mais s’intéresse aux interactions de l’individu avec ses environnements, qu’ils soient personnels, professionnels ou sociaux. Elle a de l’Homme une vision holistique et favorise le dialogue constant entre pensées, émotions et sensations corporelles. Il existe aujourd’hui plusieurs courants issus des travaux de recherche et des pratiques de la Gestalt-thérapie. Certains mettent l’accent sur la phénoménologie, la philosophie, l’existentialisme, la dimension corporelle et sa dynamique. D’autres font des passerelles entre la psychanalyse et la théorie de la Gestalt-thérapie. 

 

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