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Charisme

mai 30th, 2010

Une leçon par Monty Roberts de l’expression du charisme.

Le charisme se définit comme le « magnétisme personnel ou le charme » et la « qualité personnelle unique des leaders qui favorise le dévouement général sans borne et soulève l’enthousiasme ». Quelques figures remarquables nous viennent à l’esprit comme les très charismatiques Steve Jobs ou encore Martin Luther King. La racine grecque du terme est kharisma qui signifie « don » ou « faveur ». Le terme kharisma est issu du mot kharis qui signifie « grâce ».

Pourquoi Monty Roberts comme exemple ?

Célèbre dresseur de chevaux il a construit sa méthode par l’observation du langage du cheval (qu’il nomma Equus) afin d’établir un rapport de confiance et la bonne volonté du cheval. Cet engagement vient de son observation des méthodes barbares de son père qui obligeait le cheval à se soumettre. Le résultat fut que ces chevaux là perdait de leur caractère et ne devenait que des « bêtes obéissantes ».

C’est donc ici une magnifique symbolique transposée au cheval. Le sujet : proposer de passer d’un état à un autre tout en suscitant l’adhésion dans le respect de l’autre. Objectif : gagnant – gagnant.

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Le petit Prince et la petite fille

avril 20th, 2010

Tout occupé qu’il était à apprivoiser le renard, il ne l’entendit pas venir. Depuis quand était-elle là ?
Elle a dit « s’il te plait, dessine moi un mouton ».
Le petit prince n’en est pas revenu.
Et qui se prenait-elle, cette petite fille toute brune ? Et d’abord, ne voyait-elle pas qu’il était occupé ?
Pourtant, qu’elle puisse avoir dit ça comme ça l’avait piqué de curiosité. Et qui était-elle donc, que faisait-elle ici, loin de tout ?
Intrigué, il prit dans sa poche son carnet et lui dessina un beau mouton frisé.
Il lui tendit le feuillet en souriant, elle le prit à l’envers.
« Pourquoi m’as-tu dessiné un mouton qui est tombé ? »
« Il n’est pas tombé. Tu le regardes à l’envers, c’est tout ! »
« S’il te plait, dessine moi un mouton debout ! »
Il jeta un regard désolé vers le renard qui avait disparu et reprit son crayon.
« Voilà, ça c’est de l’herbe et le mouton est dessus, debout, d’accord ? »
Elle prit le dessin, le regarda de toutes les manières, puis eu un petit sourire coquin.
« Tu saurais dessiner un mouton en train de tomber ? »
Mais pour qui le prenait-elle ? De quelle planète était-elle donc tombée ?
Excédé, mais séduit quand même, il reprit son carnet et d’un air très inspiré lui dessina une belle racine et le mouton en train de piquer du nez.
Toujours charmeuse : « Tu dessines très bien, saurais-tu dessiner un mouton qui n’est pas en train de tomber ? ».
« Bien sûr, c’est le deuxième ! »
« Non, celui-la il est débout, et le premier non plus puisqu’il est déjà tombé. S’il te plait, dessine moi un mouton qui n’est pas en train de tomber ».
Alors là, il était éberlué. Par Saint Ex ! La petite chipie lui avait damé le pion !
C’est vrai, on peut dessiner une chose, même un mouvement, … mais comment peut-on dessiner quelque chose qui ne se passe pas ? C’est toujours quelque chose que l’on dessine, jamais son absence !
Et d’un coup, il comprenait comment les Hommes se font tant de soucis : c’était simple au fond, au lieu de vouloir « oui quelque chose » et de la faire, la plupart du temps ils pensent « non une chose » et cette chose emplie leur tête.
Avant de faire quelque chose, il faut « l’imaginer », c’est comme un dessin dans la tête !
Comment peut-on imaginer ce que l’on veut quand on a la tête pleine de ce que l’on ne veut pas ?
Cela signifiait-il que, lorsqu’on ne veut plus une chose, il vaut mieux « penser que ce que l’on veut » ?
Il se dit qu’il devrait en parler à ses amis.
Lorsqu’il sortit enfin de sa réflexion, la petite fille avait disparu.

Le management se met à l’heure du sport

avril 20th, 2010

Charles Gautier
Le 09/06/2008, extrait du Figaro

Si les athlètes en vue sont souvent mis à contribution pour apporter leur notoriété aux entreprises, ces dernières tirent aussi profit des valeurs sportives.
Pendant trois semaines, les entreprises vont vivre à l’heure du football. Sujets de conversation inépuisables pendant toute la durée de l’Euro, les exploits ou les contre-performances de l’équipe de France seront étudiés, analysés, disséqués devant la machine à café ou le téléviseur grand écran du bistrot d’à côté.
Si les manageurs pestent contre les inéluctables baisses de productivité lorsque les rencontres ont lieu aux heures du bureau, le football peut aussi avoir des effets bénéfiques sur le fonctionnement de l’entreprise. « Le sport peut indéniablement créer des liens forts dans l’entreprise , explique Thierry Lardinoit, professeur de marketing titulaire de la chaire européenne de marketing sportif de l’Essec. Mais au-delà, un PDG peut s’inspirer du rôle du capitaine de l’équipe, qui est sur le terrain, s’implique, défend ou marque des buts. »
U n PDG peut aussi essayer de manager différemment. « En matière de ressources humaines, il faut analyser le rôle des entraîneurs formateurs qui se rapproche beaucoup de celui des PDG, poursuit Thierry Lardinoit. Le responsable d’une équipe “espoir” doit à la fois gérer le court terme pour les titres immédiats et faire évoluer ses joueurs sur deux ans. »
L’école de la réalité :
De la même façon, un patron doit à la fois assurer les résultats commerciaux nécessaires à l’entreprise et donner le temps de la formation. « Et, surtout, les sportifs de haut niveau savent dépasser l’échec, ils l’étudient pour progresser, poursuit-il. Dans l’entreprise, il n’est pas très fréquent que l’on parle des échecs. Et que l’on tire toutes les conclusions. »
Car le sport, c’est l’école de la réalité. « Dans le sport on ne peut pas toujours, sauf dans les sports collectifs où l’on peut toujours accuser les autres, chercher beaucoup d’alibi à sa propre défaillance, explique Gilles Amado, professeur au département management et ressources humaines de HEC. Il faut aller à la recherche de soi-même, mais sans pour autant vouloir atteindre la performance extrême qui, dans l’entreprise, peut conduire à la mise sur la touche. »
Le sport peut aussi faciliter la vie dans l’entreprise. « La solidarité, si importante dans le sport, est absente de la vie de l’entreprise, poursuit Gilles Amado. La plupart des gens voient dans leurs collègues de bureau des rivaux potentiels, car chacun craint pour sa situation. Il est important de développer l’esprit d’équipe. »
Vers un but commun :
Bien entendu, une partie de foot peut faciliter la disparition des barrières hiérarchiques, permettre de tisser des liens ce dont les entreprises ne se privent guère puisque nombre d’entre elles ont une ou plusieurs équipes et les grands groupes organisent même des tournois importants. « On peut aussi noter que les grands sports ont été codifiés dans les universités à l’époque victorienne en Angleterre, en complément de la formation pour les milieux d’affaires, explique François Leccia, directeur de l’Institut sport et management à Grenoble école de management. Le rugby s’y prête d’ailleurs le mieux. » Les sports individuels sont aussi à l’honneur.
De grands groupes misent également sur le golf. « En choisissant Tiger Woods, Accenture veut mettre en valeur les qualités de précision, de concentration. » Mais le sport, c’est aussi la concentration d’une équipe vers un but commun.
« Lorsque toute une équipe est tendue vers un projet, qu’elle en effectue une lecture commune, cela peut apporter du plaisir, poursuit François Leccia. Même dans les difficultés, je vois des gens qui prennent du plaisir dans les entreprises. »

Savoir vivre

avril 20th, 2010

Le jour où je me suis aimé pour de vrai
par
Charlie Chaplin

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai compris qu’en toutes circonstances, j’étais à la bonne place, au bon moment. Et alors, j’ai pu me relaxer.
Aujourd’hui je sais que ça s’appelle Estime de Soi.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai pu percevoir que mon anxiété et ma souffrance émotionnelle n’étaient rien d’autre qu’un signal lorsque je vais à l’encontre de mes convictions (croyances).
Aujourd’hui je sais que ça s’appelle Authenticité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai cessé de vouloir une vie différente et j’ai commencé à voir que tout ce qui m’arrive contribue à ma croissance personnelle.
Aujourd’hui que ça s’appelle Maturité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai commencé à percevoir l’abus dans le fait de forcer une situation, ou une personne, dans le seul but d’obtenir ce que je veux, sachant très bien que ni la personne ni moi-même ne sommes prêts et que ce n’est pas le moment.
Aujourd’hui je sais que ça s’appelle Respect.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai commencé à me libérer de tout ce qui n’était pas salutaire, personnes, situations, tout ce qui baissait mon énergie. Au début, ma raison appelait ça de l’égoïsme.
Aujourd’hui je sais que ç s’appelle Amour Propre.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai cessé d’avoir peur du temps libre et j’ai arrêté de faire de grands plans, j’ai abandonné les méga-projets du futur.
Aujourd’hui je fais ce qui est correct, ce que j’aime, quand ça me plaît et à mon rythme.
Aujourd’hui j’ai que ça s’appelle Simplicité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai cessé de chercher à toujours avoir raison et me suis rendu compte de toutes les fois où je me suis trompé.
Aujourd’hui j’ai découvert l’Humilité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai cessé de revivre le passé et de me préoccuper de l’avenir. Aujourd’hui, je vis au présent, là où toute la vie se passe.
Aujourd’hui je vis une seule journée à la fois, et ça s’appelle Plénitude.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai compris que ma tête pouvait me tromper et me décevoir, mais si je la mets au service de mon coeur, elle devient un allié précieux.

Tout ceci est savoir vivre.